ActualitésEn France
A la Une

Départ en vacances : les infractions à éviter sur la route

Déconcentration, fatigue, forte chaleur… Partir en vacances est parfois l’occasion de commettre des infractions que ce soit par intention ou par ignorance de certaines règles du Code de la route. Découvrez dans cet article les différentes infractions à éviter sur la route des vacances. 

Chaque été, des millions d’automobilistes empruntent les routes de l’hexagone pour les vacances. Ces longs trajets sont souvent le théâtre de comportements à risque. Ils sont à la fois sources d’accidents et de verbalisations par les forces de l’ordre. S’appesantir sur la voie du milieu, oublier de mettre son clignotant, chevaucher une ligne blanche, nombreux sont les comportements qui peuvent justifier une amende et un retrait de points. 

Bien charger sa voiture avant les vacances : attention aux règles !

Avant de prendre la route pour les vacances, vous devez impérativement charger votre véhicule correctement. Contrairement à une idée répandue, vous pouvez remplir votre coffre jusqu’à obstruer la vue arrière. Mais à condition que votre véhicule soit équipé de deux rétroviseurs latéraux.

Les passionnés de sports nautiques, comme le windsurf ou le kayak, doivent rester particulièrement vigilants : ils ne doivent pas laisser dépasser d’éléments à l’avant du véhicule. La largeur totale du chargement ne doit pas dépasser 2,55 mètres (article R.312-20 du Code de la route). En cas de non-respect, les forces de l’ordre peuvent infliger une contravention de 4e classe.

Surcharges et dépassements sur la route des vacances : ce que dit la loi

Lorsque le chargement dépasse de plus de 20 % la largeur maximale autorisée soit un excès supérieur à 51 cm. L’infraction passe à la vitesse supérieure : le conducteur risque alors une contravention de 5e classe. Une amende peut atteindre 1 500 €, doublée en cas de récidive pour atteindre 3 000 €.

Les cyclistes peuvent être rassurés : un porte-vélos peut dépasser l’arrière du véhicule jusqu’à 3 mètres sans que la réglementation ne soit enfreinte. En revanche, vous devez impérativement respecter la masse en charge maximale admissible (MMA, anciennement PTAC), que le constructeur indique dans le champ F2 de la carte grise. Si vous dépassez 500 kg, les autorités peuvent vous infliger une contravention de 4e classe (article R.312-2), et si votre surcharge dépasse 5 % de la MMA, elles peuvent immobiliser votre véhicule.

Quant aux barres de toit, la loi ne prévoit pas d’infraction spécifique, mais vous ne devez en aucun cas négliger leur charge maximale : en cas de dépassement, les risques mécaniques augmentent et vous mettez en danger la sécurité sur la route.

Sur la route des vacances, rouler trop lentement peut aussi coûter cher

Sur la route des vacances, on pense souvent à surveiller sa vitesse pour éviter les excès. Mais à l’inverse, circuler trop lentement peut également entraîner une amende.

Parfois méconnues, les forces de l’ordre peuvent constater ce type d’infraction sans utiliser de radar ni jumelles. Elles sanctionnent directement les conducteurs qui roulent trop lentement et gênent la fluidité du trafic. L’infraction est passible d’une contravention de 2e classe. Elle ne s’accompagne d’aucun retrait de points, mais à une amende de 35 €, réduite à 22 € en cas de paiement rapide. En cas de retard ou de contestation rejetée par le tribunal, le montant peut grimper à 75 €, voire 150 €.

Rester à gauche ou au milieu : une infraction trop courante

Sur autoroute, il est fréquent de voir des conducteurs rester sur la voie du milieu ou la voie de gauche bien après avoir terminé leur dépassement. Pourtant, cette habitude est clairement contraire aux règles de circulation. L’article R.412-9 du Code de la route stipule qu’en temps normal, « tout conducteur doit maintenir son véhicule près du bord droit de la chaussée, autant que le lui permet l’état ou le profil de celle-ci ».

En clair, une fois le dépassement effectué, il est obligatoire de revenir sur la voie de droite, à moins que la circulation dense ne justifie un maintien temporaire sur les voies de gauche. Ignorer cette règle constitue une infraction, passible d’une contravention de 2e classe.

Le corridor de sécurité : une règle trop souvent ignorée sur la route des vacances 

Peu de gens connaissent l’obligation de créer un corridor de sécurité. Pourtant, cette règle est essentielle pour protéger les usagers en difficulté sur le bord de la route. Lorsque les conducteurs voient un véhicule arrêté sur la bande d’arrêt d’urgence qu’il s’agisse d’un véhicule de secours, d’un patrouilleur ou d’un automobiliste avec les feux de détresse allumés ils doivent impérativement ralentir et changer de voie, dès que les conditions le permettent en toute sécurité.

Cette règle, inscrite à l’article R.412-11-1 du Code de la route et introduite par le décret du 17 septembre 2018, impose aux automobilistes de modifier leur trajectoire pour s’écarter du véhicule immobilisé ou circulant lentement à proximité de la chaussée. Le non-respect de cette obligation est passible d’une contravention de 4e classe, soit une amende forfaitaire de 135 €, réduite à 90 € en cas de paiement rapide.

Stationner ou circuler sur la bande d’arrêt d’urgence : une infraction sévèrement punie

La bande d’arrêt d’urgence (BAU) n’est pas une voie comme les autres. Elle est exclusivement réservée aux situations d’urgence : panne mécanique, accident, malaise, ou problème grave avec le chargement. Toute utilisation de cette bande en dehors de ces cas précis constitue une infraction. Stationner ou s’arrêter sans justification sur la BAU est puni par une contravention de 2e classe. Mais circuler sur cette voie sans raison valable est considéré comme bien plus grave.

Ligne blanche continue : interdiction formelle de franchir ou chevaucher

Le Code de la route est formel : franchir ou même chevaucher une ligne blanche continue est strictement interdit, sauf en cas de force majeure. L’article R.412-19 précise que lorsqu’une ligne continue est tracée au sol, elle interdit tout passage sur la voie opposée.

Le franchissement d’une ligne continue c’est-à-dire se déporter totalement sur l’autre voie constitue une contravention de 4e classe, assortie d’une amende forfaitaire de 135 €, d’un retrait de 3 points sur le permis de conduire, et éventuellement d’une suspension du permis pouvant aller jusqu’à 3 ans. Cette dernière peut, selon décision du juge, être restreinte à la conduite en dehors de l’activité professionnelle.

Voie réservée aux véhicules lents : interdite aux autres usagers

Certaines portions de route, notamment en montée, réservent une voie de droite aux véhicules lents. Selon l’article R.422-1 du Code de la route, cette catégorie regroupe les véhicules qui ne peuvent pas dépasser les 60 km/h, à cause de leur puissance, de leur chargement ou de la pente de la chaussée.

Les conducteurs de véhicules rapides c’est-à-dire capables de dépasser cette vitesse ont l’interdiction d’y circuler. Emprunter cette voie sans autorisation constitue une contravention de 2e classe, punie d’une amende forfaitaire de 35 €, réduite à 22 € en cas de paiement rapide.

S’insérer sans céder le passage sur l’autoroute : une infraction à ne pas prendre à la légère

S’engager sur l’autoroute via une bretelle d’accès ne donne pas la priorité. L’article R.421-3 du Code de la route est explicite : tout conducteur empruntant une bretelle de raccordement doit impérativement céder le passage aux véhicules déjà engagés.

Ignorer cette règle, que ce soit par précipitation ou par volonté de « forcer le passage », constitue non seulement un comportement dangereux, mais aussi une infraction. Le conducteur fautif encourt une amende forfaitaire de 135 €, un retrait de 4 points sur le permis de conduire.

Distances de sécurité : une obligation trop souvent négligée

Sur autoroute, tout le monde connaît la diction “un trait = danger, deux traits = sécurité”. Mais la loi impose une règle plus simple : garder un intervalle d’au moins deux secondes avec le véhicule qui précède. L’article R.412-12 du Code de la route le précise clairement. Si un conducteur ne respecte pas cette distance, il commet une contravention de 4e classe. Le juge peut aménager cette suspension pour ne pas nuire à l’activité professionnelle du conducteur.

Pour plus d’actualitées, rendez-vous sur actuauto.fr

Afficher plus

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Bouton retour en haut de la page